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Histoire longue

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La municipalité de Saint-Sylvestre est située la plus au sud des 18 municipalités de la MRC de Lotbinière, dans la région administrative de Chaudière-Appalaches. Notre municipalité est une des deux seules (avec Saint-Patrice-de-Beaurivage) qui se retrouve entre monts et vallées, sur les premiers contreforts de la chaîne des monts Notre-Dame, dans les Appalaches.

C'est d'ailleurs sur notre territoire que nous retrouvons les deux montagnes les plus élevées de ce coin de pays: le mont Handkerchief (altitude d'environ 2 000 pieds ou 615 mètres) et le mont Ste-Marguerite (ou "mont Radar") (altitude d'environ 2 225 pieds ou 685 mètres).

En tout temps de l'année, la beauté de nos paysages nous émeut. Les érablières jaunes, rouges et oranges de l'automne nous réchauffent le cœur malgré l'air frisquet. À l'été, les damiers des champs labourés, en foin, en culture de maïs, en prairie ou en jachère nous étonnent lorsque nous les apercevront étalés dans tous les sens aux creux, sur les flancs ou sur les sommets de nos montagnes. Au printemps, l'éveil de la nature qui murmure dans nos érablières alors que l'eau d'érable s'écoule vers la cabane à sucre où elle sera transformée en sirop, nous enchante. À l'hiver, les tapis blancs de la neige qui recouvrent parfois d'une grande épaisseur nos terrains, nos bâtiments et nos routes, nous forcent à ralentir et nous incitent à, la méditation et à la réflexion.

La naissance et la renaissance de Saint-Sylvestre

La municipalité actuelle de Saint-Sylvestre renaît officiellement le 10 avril 1997, de la fusion de la paroisse et du village de Saint-Sylvestre. Auparavant, la municipalité de la paroisse de Saint-Sylvestre a été formée lorsque la municipalité du village de Saint-Sylvestre s'est détachée du territoire de la grande paroisse initiale, le 7 juillet 1919. La première paroisse de Saint-Sylvestre a été érigée canoniquement le 26 novembre 1828. En 2003, la municipalité de Saint-Sylvestre fêtait fièrement ses 175 ans.

De la Nouvelle-France à la colonie anglaise

Concession de la seigneurie de Beaurivage

En Nouvelle-France, la seigneurie de Beaurivage fut la dernière des dix seigneuries à être concédée de celles du territoire de Lévis-Lotbinière. Le 1er avril 1738, cette seigneurie fut concédée à Gilles Rageot, négociant de Québec, par le gouverneur de l'époque, le marquis de Beauharnois, et par l'intendant Gilles Hocquart.

Gilles Rageot était le huitième enfant et le huitième fils du notaire Gilles Rageot et de Marie-Madeleine Morin. Gilles épousait le 27 février 1724, à Québec, Élisabeth Douaire. De cette union sont nés 7 enfants dont 4 sont morts en bas âge. Gilles Rageot est décédé à Québec, le 19 mai 1754.

Les Rageot, premiers seigneurs

Lorsqu'il a pris possession de sa seigneurie, le sieur Gilles Rageot a d'abord fait tirer les bornes de son nouveau domaine afin de bien établir les frontières avec les seigneuries de Lauzon, de Gaspé et de SteCroix. Mais faute de temps et de moyens financiers suffisants, le nouveau seigneur ne réussit pas à développer son immense propriété, à ouvrir des chemins et à construire un moulin pour ses censitaires. On pense que c'est surtout pour permettre l'établissement de ses trois fils, Charles, Gilles-Joseph et Louis- Étienne que le sieur Rageot se serait fait concéder la seigneurie de Beaurivage. Cependant, à la mort de ce dernier, en 1754, le développement de la seigneurie avait très peu progressé.

Pas plus que leur père, les trois fils Rageot n'ont réussi à développer et à faire progresser la seigneurie. Le fils cadet, Charles Rageot, est décédé en bas âge. L'aîné, Gilles-Joseph Rageot s'est engagé dans la marine peu avant la guerre de la conquête. En 1758, il est devenu capitaine de vaisseau et après la perte de la Nouvelle-France par la France au profit de l'Angleterre, il s'est installé dans la ville de LaRochelle, dans l'ancienne province d'Aunis, dans la mère-patrie française. Quant à Louis-Étienne Rageot, qui était resté dans la colonie conquise, il a fait quelques tentatives plus ou moins fructueuses pour établir des censitaires sur le territoire de sa seigneurie.

De la famille Rageot à la famille Fraser

Après le décès d'Élisabeth Douaire, l'épouse du sieur Gilles Rageot, en 1779, Gilles-Joseph et Louis-Étienne n'ont pas tardé à se faire convaincre de vendre leur seigneurie à un acquéreur anglais. Ils cédaient successivement le 18 septembre et le 1er octobre 1782, leurs droits sur la seigneurie St-Gilles-deBeaurivage, au sieur Alexandre Fraser, pour la somme approximative de 2 000 dollars. Le nouveau propriétaire était un ancien capitaine du 84ème régiment d'infanterie de l'armée anglaise et déjà seigneur de la Martinière.

Arrivée des premiers colons allemands

Dès le 14 octobre 1783, Alexandre Fraser donnait l'ordre à son notaire, maître François-Dominique Rousseau, de préparer des titres de concession pour les 15 colons prêts à s'établir sur les terres de sa nouvelle seigneurie. Ces nouveaux colons étaient tous des mercenaires d'origine allemande qui avaient combattu dans l'armée anglaise, au moment de la révolte de la colonie américaine contre l'Angleterre et la tentative des américains de s'emparer du Canada. Pour plusieurs d'entre-eux, ils étaient de religion catholique, comme les «canadiens» qu'ils venaient de protéger contre les envahisseurs américains. Ils avaient été démobilisés quelques temps auparavant et ils avaient répondu positivement à l'invitation du seigneur Fraser pour défricher un nouveau territoire.

Voici la liste des 15 colons qui se sont établis sur la seigneurie de Beaurivage, à l'invitation du seigneur Alexandre Fraser :

Jean Leders Jean Kasman George Rust George Ahdenslel Martin Braunn Christophe Hesseler Henry Kremer Philippe Gehrhart Conrat Bohdenbinder Vilhem Hartman André Rompenheimer George Leder Jacob Telle Christophe (Conrat) Beyer Antoine Knapp

Les Débuts de la Colonisation

Le seigneur Arthur Davidson

Le seigneur Alexandre Fraser donnait sa seigneurie de Beaurivage à son petit-fils, Walter Davidson, le 25 juin 1791, suite au décès accidentel de son propre fils. Le petit garçon était âgé d'à peine 10 mois au moment de la donation. Jusqu'à ce que le petit garçon atteigne la majorité, c'est son père, Arthur Davidson, avocat à Montréal, qui s'est occupé d'administrer et de faire fructifier l'héritage de son fils. Dès 1791, monsieur Davidson a fait construire par Antoine Fréchet, de St-Nicolas, un moulin à scie et à farine sur les bords de la rivière Beaurivage.

La route de St-Gilles à St-Nicolas

En 1791, le grand voyer du district de Québec, Jean Renaud, écrivait au capitaine Herlet de St-Gilles, une lettre décrivant un projet de route entre la seigneurie St-Gilles-de-Beaurivage et la paroisse de St-Nicolas, sur la rive sud du fleuve St-Laurent, près de la ville de Québec. Le grand voyer décrivait de quelle façon plusieurs habitants de St-Gilles lui avaient demandé son support dans la construction d'un chemin d'une longueur de près de 5 lieues entre les deux communautés.

De façon plus précise, la nouvelle route débuterait à St-Gilles, sur le bord de la rivière Beaurivage puis se dirigerait en direction de St-Nicolas. Pour ce projet, le seigneur Davidson se disait prêt à payer une partie des travaux tandis que les habitants de la seigneurie Beaurivage devaient en financer l'autre partie. Afin de concrétiser le projet, les habitants intéressés se sont réunis le 22 septembre 1791, chez le notaire Alexandre Dumas et se sont engagés par écrit à faire chacun leur part de la route projetée mais à la condition que sa construction débute dès le printemps 1792. Vingt habitants ont signé ou ont apposé leur croix sur l'acte d'accord.

Avec la collaboration du seigneur de Lauzon, Henri Caldwell, le seigneur Arthur Davidson a choisi les meilleurs terrains nécessaires à la construction du chemin au travers de la seigneurie du premier. De plus, le seigneur Caldwell s'était engagé à donner gratuitement les terrains choisis à la condition que sa contribution se limite à cette seule donation. Enfin, le seigneur de Lauzon a permis au seigneur de Beaurivage d'utiliser sans frais tout le bois récolté sur les terrains choisis, à la construction des nombreux ponts.

L'histoire du chemin de Craig et de ses embranchements

L'histoire du chemin de Craig débute vers 1806 alors que Joseph Frobisher, fondateur de la compagnie du Nord-Ouest, fait exécuter à ses frais un premier tracé de la route, par l'arpenteur Joseph Kilbourne. Malgré une souscription lancée dans le but de financer la construction de la route, le projet ne réussit pas à prendre son envol.

On ne peut pas conter l'histoire du chemin de Craig sans faire une courte présentation du gouverneur anglais qui lui a donné son nom. Le 29 août 1807, sir James Henry Craig, chevalier de l'Ordre du Bain et militaire d'expérience, est nommé par le roi « notre capitaine général et gouverneur en chef de nos provinces du Haut-Canada et du Bas-Canada ». À son arrivée à Québec, à la mi-octobre 1807, il séduit plusieurs notables de la province dont l'évêque de Québec, monseigneur Plessis. Ce dernier décrit Craig comme un homme « doux et fort honnête ». Le 24 novembre 1807, le gouverneur Craig prononce un pardon royal en faveur des «canadiens français» du Bas-Canada qui ont été emprisonnés pour avoir résisté à l'Acte de milice, c'est-à-dire, au recrutement dans la milice de la colonie ayant la mission de combattre éventuellement contre l'envahisseur américain. Au début de son gouvernement, par certains de ses écrits et par les actes qu'il pose, Craig semble tout à fait bien disposé envers ses sujets «canadiens français» du Bas-Canada, descendants des colons de la Nouvelle-France.

Alors que son faible état de santé ne lui permet plus de diriger le Haut-Canada et le Bas-Canada, James Henry Craig, le 19 juin 1811, confie la gouvernance du Bas-Canada à Thomas Dunn et s'embarque pour l'Angleterre, sur la frégate Amélia. Le gouverneur quitte son poste et ses fonctions dans la colonie, très probablement déçu et amer face à l'attitude des canadiens d'origine française et de religion catholiquedevant la couronne britannique et le pouvoir anglais. Dans les mois qui ont précédé son départ et suite aux différends qu'il a connus avec le parlement du Bas-Canada, le clergé catholique et une partie du peuple«canadien français», il écrivait dans une lettre adressée aux autorités britanniques, une sorte de bilan de sapériode de gouvernance. Cette lettre disait notamment :

«... De ces 250 000 âmes, 20 000 ou 25 000 sont d'origine anglaise ou américaine, et le reste de cette population est français. Je me sers du mot français intentionnellement, milord, parce que je veux dire que par la langue, la religion, l'attachement et les coutumes, il est complètement français, qu'il ne nous est attaché par aucun autre lien que par un gouvernement commun; et que, au contraire, il nourrit à notre égard des sentiments de méfiance, de jalousie et d'envie, et je n'irais pas trop loin en ajoutant des sentiments de haine. [...] Je considère que cette hostilité des Canadiens à notre égard est si répandue que j'en découvre bien peu dans toutes les parties de la province que je passe en revue attentivement, qui ne soient pas sous l'empire de ce sentiment; la ligne de démarcation entre nous est complète. L'amitié et la cordialité font défaut, et l'on constate à peine les rapports ordinaires. Les basses classes de la population se servent du mot Anglais pour mieux exprimer leur mépris, tandis que les gens au-dessus du vulgaire avec lesquels il se faisait autrefois un échange de civilités sociales, se sont complètement éloignés depuis quelques temps. La raison présentée comme excuse, c'est que leurs moyens ont diminué graduellement à mesure que les nôtres ont augmenté. Cet état de choses a pu avoir quelque effet, mais on a remarqué aussi que cet éloignement s'est manifesté davantage dès que leur influence avait plus de poids en Angleterre.»

Se sentant de plus en plus malmené par les canadiens français du Bas-Canada, James Craig aurait développé rapidement l'idée de noyer la population de langue et d'origine française, et catholique, dans une mer de nouveaux colons d'origine anglaise et bons sujets de sa Majesté. Pour ce faire, il voulait favoriser l'établissement des loyalistes, ces colons en provenance des États-Unis, nation nouvellement indépendante, dans les «Eastern Townships». Pour le gouverneur, la construction d'une nouvelle route, le futur chemin de Craig, lui permettrait d'atteindre son objectif, c'est-à-dire, de rapprocher les colons anglais des Cantons de l'Est déjà établis le long de la frontière américaine, du cœur de la province, et de favoriser l'établissement de nouveaux colons d'origine anglaise.

En 1810, le gouverneur Craig soumettait au gouvernement du Bas-Canada, formé surtout de députés «canadiens français», une demande d'aide afin de concrétiser rapidement le projet de chemin conçu en 1806. Il a cependant essuyé un refus de ce gouvernement puisque la députation craignait que la nouvelle route puisse servir éventuellement de porte d'entrée aux envahisseurs américains et voulait éviter que cette entreprise ne devienne un instrument d'assimilation de la population française.

Afin de contourner ce refus, à la fin de juillet 1810, James Craig confiait l'exécution des travaux de construction de la route à un contingent de militaires formé d'environ 200 hommes, sous les ordres du quartier-maître général J. Rempt et du major Robinson. Après seulement trois mois et ce, malgré des difficultés inattendues et une température parfois difficile, le chemin d'une longueur de 75 milles était complété. Il permettait la circulation de voitures, de Québec à Shipton, dans le district de Trois-Rivières. Il était généralement d'une largeur de 15 pieds et il était parsemé de 120 ponts de différentes grandeurs dont 80 enjambaient des ruisseaux et des rivières d'une bonne largeur.

Dès le mois de janvier 1811, un service de diligence était organisé entre Québec et Boston. Ce service s'est maintenu tant bien que mal, durant plusieurs années, de façon plus ou moins continue et ce, malgré la guerre de 1812 avec les américains et la détérioration rapide du chemin de Craig et les difficultés éprouvées pour l'entretenir.

En 1815, à l'époque où les demandes d'amélioration du chemin de Craig étaient les plus nombreuses, des habitants de Ste-Marie en Beauce, avaient adressé une requête aux commissaires de la voirie afin qu'un lien routier soit construit entre leur paroisse et le chemin. Le projet était accepté rapidement, une somme de 250 livres était accordée pour payer les travaux et la route d'une longueur de 12 milles était construite. D'abord route d'hiver, le nouveau chemin était rendu carrossable pour la période estivale dès l'été 1817. Entre 1829 et 1832, une nouvelle route, le chemin Gosford, était planifiée, subventionnée et construite par les autorités de l'époque afin d'améliorer la circulation routière entre la seigneurie de St-Gilles-deBeaurivage et Maple Grove, au sud du Lac Williams. Le nouveau chemin allait rejoindre le chemin de Craig près de Tingwick.

Avec la présence des chemins de Craig, de Ste-Marie et Gosford, tout était en place pour la naissance de St-Sylvestre. Il ne manquait plus que les nouveaux colons prêts à défricher les terres rendues accessibles.

Le seigneur Walter Davidson et l'établissement de nouveaux colons

Arthur Davidson, le père de Walter, l'héritier du seigneur Alexandre Fraser, décède en 1807. Sauf pour la construction du moulin à scie et du moulin à farine, sur le territoire de St-Gilles, près de la rivière Beaurivage, Arthur Davidson n'a pas vraiment réussi à faire avancer la colonisation du territoire de la seigneurie de Beaurivage.

En 1807, le nouveau seigneur, Walter Davidson, vient d'avoir 17 ans puisqu'il est né en 1790. À partir de ce moment, tout en profitant de l'essor donné au développement du territoire qu'occupe sa seigneurie par l'ouverture du chemin de Craig en 1810 et par l'ouverture du chemin de Ste-Marie en 1815, il intensifie la concession des lots aux colons qui veulent défricher une nouvelle terre. Entre 1811 et 1820, le seigneur Davidson concède 72 lots dans le secteur de St-Gilles.

En 1819, à la demande du seigneur Davidson, l'arpenteur Demers divise le territoire le long du chemin de Craig, dans le secteur de ce qui deviendra St-Sylvestre, en nouveaux lots. Dès 1820, une cinquantaine de lots sont concédés aux nouveaux pionniers et en 1821, une vingtaine d'autres lots s'ajoutent.

En 1821, l'arpenteur Demers poursuit son travail et arpente le territoire le long du chemin de Ste-Marie (ce qui deviendra le rang «Ste-Marie ouest - Beaurivage») et subdivise le tout en nouveaux lots qui, pour plusieurs, sont déjà concédés à de nouveaux colons dès cette année. L'arpenteur poursuit son travail de division en lots dans la même année, pour la route du Moulin et pour le rang St-Patrice.

Les colons qui sont venus s'installer sur le territoire de ce qui deviendra St-Sylvestre sont de diverses origines : «canadienne française», irlandaise, écossaise, anglaise et allemande. Certains d'entre eux proviennent du territoire adjacent de St-Gilles; d'autres arrivent de la région de Québec; enfin certains pionniers sont des immigrants en provenance des vieux pays d'Europe.

Colonisation du territoire de la paroisse de St-Sylvestre

Dès la première moitié du XIXème siècle, le territoire de la paroisse de Saint-Sylvestre a été pénétré par un chemin, une route, 15 rangs et une concession. Ces 18 voies de colonisation ont été ouvertes sur une période de 16 ans, de 1819 à 1835, en trois étapes successives.

Première étape de la colonisation du territoire

La première étape correspond à la période se situant entre 1819 et 1827, qui se situe avant l'érection canonique de la paroisse. Durant cette période, des colons de diverses origines ont commencé le défrichement et le peuplement des sept premiers rangs de Saint-Sylvestre.

Nom du chemin, de la route ou du rang Date d'ouverture Nom du chemin, de la route ou du rang Date d'ouverture

Chemin de Craig En 1819 Rang Beaurivage ‐ Ste‐Marie Ouest En 1821 Route du Moulin En 1824 Rang Saint‐Jean En 1825 Rang Saint‐Patrice En 1825 Rang des Chutes En 1826 Rang Saint‐David En 1827

Seconde étape de la colonisation du territoire

Durant la seconde étape, qui correspond aux deux premières années d'existence officielle de la paroisse, en 1828 et en 1829, six autres rangs ont été ouverts par de nouveaux colons.

Nom du chemin, de la route ou du rang Date d'ouverture Nom du chemin, de la route ou du rang Date d'ouverture

Rang Saint‐André En 1828 Rang Saint‐José En 1828 Rang Sainte‐Catherine En 1829 Rang Saint‐Pierre En 1829 Rang Saint‐Charles En 1829 Rang New Belfast En 1829 Haut de la page

Troisième étape de la colonisation du territoire

Enfin, durant la troisième étape, qui correspond aux années 1832 à 1835, une concession et quatre autres rangs ont été ouverts pour la colonisation.

Nom du chemin, de la route ou du rang Date d'ouverture Nom du chemin, de la route ou du rang Date d'ouverture

Rang Sainte‐Marguerite En 1832 Rang Saint‐Frédéric En 1832 Rang Fermanagh En 1833 Rang Saint‐Paul En 1835 Concession Monoghan La colonisation du Chemin En 1835

Colonisation du « Chemin de Craig » de Craig a débuté en 1819 avec l'arrivée d'un colon d'origine canadiennefrançaise, Louis Boivin. Il est le premier à s'approprier l'un des 128 lots disponibles à la colonisation, de part et d'autre du chemin. L'année suivante, en 1820, au moins 35 nouveaux colons viennent défricher 56 nouveaux lots et s'installent. La colonisation du Chemin de Craig s'est poursuivie en 1821 avec l'arrivée de 12 nouveaux colons qui viennent défricher leur nouvelle terre. Des colons installés l'année précédente, acquièrent 3 nouveaux lots à défricher. Ce sont donc 15 nouveaux lots qui sont concédés durant cette année.

Dès 1822, la colonisation du «Chemin de Craig» se ralentit énormément puisque 74 des 128 lots (environ 58% des lots) qui étaient disponibles initialement, sont occupés. Durant la période se déroulant entre 1822 et 1827, 8 nouveaux colons viennent s'établir.

De 1828, année de l'érection canonique de la paroisse de Saint-Sylvestre, jusqu'en 1839, la colonisation du chemin de Craig est complétée avec l'arrivée des 23 derniers défricheurs. Pour connaître de façon plus détaillée la colonisation du chemin de Craig, vous pouvez consulter à la suite des sources documentaires plus bas, l'histoire de ce chemin.

Colonisation du «Rang Beaurivage - Sainte-Marie-Ouest» et du futur village

La colonisation du «Rang Beaurivage - Sainte-Marie-Ouest» a débuté en 1821, deux années après le début de la colonisation du Chemin de Craig. Au fil des ans, ce rang est devenu la principale artère de Saint-Sylvestre puisqu'il est aussi la principale rue du village. C'est le rang le plus peuplé actuellement, en incluant le tronçon routier qui traverse le village (rue Principale).

Colonisation de la Route du Moulin

La colonisation de la «Route du Moulin» a débuté en 1825, six années après l'ouverture du Chemin de Craig. Ce rang prend naissance au milieu du village actuel et se dirige vers Saint-Patrice-de-Beaurivage.

Colonisation du Rang Saint-Jean

L'ouverture du «rang Saint-Jean» s'est faite en 1825, au moment de l'installation des premiers colons. Ce rang a été créé six années après l'ouverture du chemin de Craig. Actuellement, du côté de SaintSylvestre, le rang St-Jean, débute à la jonction des routes Clark et Cyr. Le rang Saint-Jean se poursuit jusqu'au rang Saint-David, à Saint-Patrice-de-Beaurivage.

Colonisation du Rang Saint-Patrice

Les premiers colons à venir s'installer sur le «rang Saint-Patrice», sont arrivés en 1825, six années après l'ouverture du chemin de Craig. Actuellement, le rang Saint-Patrice fait partie de la municipalité de Saint-Patrice-de-Beaurivage. Il débute au milieu du village de Saint-Patrice-de-Beaurivage et se termine à l'intersection du rang Saint-Jean.

Colonisation du Rang des Chutes

La colonisation du «rang des Chutes» a débuté en 1826, sept années après l'ouverture du Chemin de Craig. Actuellement, le rang des Chutes débute à la sortie du village de Saint-Patrice-de-Beaurivage en poursuivant la rue Principale. Le rang des Chutes prend fin à l'intersection (aux «Quatre Chemins») du chemin de Craig et de la route du Petit-Lac.

Colonisation du Rang Saint-David

L'ouverture du «rang St-David» s'est faite en 1827, par l'arrivée et l'installation de ses premiers colons. Ces événements se sont produits huit années après l'ouverture du Chemin de Craig.

Sources documentaires

Les textes de cette section du site sur la municipalité de Saint-Sylvestre ont été écrits après avoir consulté la documentation suivante:

- Bilodeau, Julien et collaborateurs, http://www.st-sylvestre.org/books.php St-Sylvestre se raconte : 1828-1979, Municipalité de St-Sylvestre éd., Québec, 1978, 822 pages;

- Lacoursière, Jacques, Histoire populaire du Québec II - De 1791 à 1841, Club Québec Loisirs Inc. éd., Québec, 1997, 447 pages;

- Raymond, René, Philippe Rageot, prêtre missionnaire 1678-1711, René Raymond éd., Kamouraska, Québec, 1984, 284 pages;

- Samson, Roch et collaborateurs, Histoire de Lévis-Lotbinière, Institut québécois de la recherche sur la culture éd., coll. Les régions du Québec 8, Sainte-Foy, Québec, 1996, 815 pages.